Les médias, mode, associations

             Dans les années 70, la socialisation homosexuelle est avant tout extérieure, en ce qu’elle se déroule dans des cafés bars, boîtes de nuit… C’est pour cela que la plupart des homosexuels migraient à Paris pour rencontrer d’autres homos ou lesbiennes. A l’époque, les bars et les boîtes gay se trouvaient rue Sainte-Anne, prés du Palais-Royal, mais c’était excessivement cher. Le changement est arrivé fin 76, avec l’ouverture de bar-backrooms où les homosexuels pouvaient avoir des pratiques sexuelles en toute liberté, même si la police faisait toujours des descentes. Les premiers cafés avec accès direct à la rue ont ouvert car les homosexuels ont refusé de se cacher ; jusqu’alors, c’était au sous-sol, derrière des portes avec œilleton.  Peu à peu, à la télé, des personnages ont commencé à témoigner à visage découvert, notamment les écrivains Jean-Louis Bory, Yves Navarre, Renaud Camus, Hugo Marsan. Puis, des personnages homosexuels sont apparus dans les téléfilms : le premier acteur s’appelle Kit MAINWAING, il a joué en 1972 dans Dallas. La même année en France, deux magazines homos paraissent : Le mag et Lesbienne magazine. Le mag est un mouvement d’affirmation par des jeunes gays et lesbiennes, c’est une association parisienne qui va permettre aux homos âgés de 16 à 26 ans de se rencontrer et de partager, du temps, des idées et des activités variées. Ils veulent donner la possibilité à tous les jeunes qui se posent des questions sur leur sexualité de faire connaissance avec d’autres filles ou garçons qui ont déjà surmonté ces étapes. Ces premières années seront très importantes pour la suite car cela va ouvrir de nouveau points de vue, va mettre en confiance les jeunes gays et va surtout permettre un changement progressif des mentalités. Malgré les critiques de certains comiques comme Coluche, ou encore l’exagération, en 1978, de « La cage aux folles », les homosexuels comme à leur habitude vont mettre de leur coté ces petites plaisanteries.

La libération gay c’est aussi la naissance de la disco, qui s’est faite à New York juste après 1969 lorsque qu’il devient possible, de danser dans des clubs sans subir de descentes de police. En France, le disco devient tout de suite à la mode mais cela demeure LA musique des gays. L’un des groupes de disco plus connus  « Village people » est fondé grâce à un français Jacques Morali, lui-même homo ; ce groupe va séduire les gays de l’époque, sans qu'aucun des six membres ne soit réellement homosexuel. Le disco ne restera pas une musique destinée au gay car maintenant qui ne connaît pas les « Village people »...

Après avoir touché la presse, la télé et la musique, les homosexuels vont créer leurs propres jeux olympiques les « gay Games ». Ces jeux ont lieu tous les 4 ans et attirent beaucoup de visiteurs. Des athlètes de plusieurs pays vont y participer, tous les sport sont représentés, y compris d’autres plus improbables, tel le lancer de sac à main. (En 2010, les jeux auront lieu à Cologne, Paris n’étant pas été retenu).

 

Les médias se développent petit à petit pour aider l’homosexuel à se sentir mieux dans la société française.

 

 

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